Payable (adjectif)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Adjectif |
XIII e siècle, paiavle , « qui vaut le prix », puis « solvable » ; XV e siècle, au sens actuel. Dérivé de payer . . . Qui doit être payé. Un billet
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Adjectif |
Qui doit être payé à certains termes ou à certaines personnes. "Une lettre de change
Dictionnaire d'Emile Littré
| Adjectif |
Qui doit être payé. Un billet
LA FONT.: « En donnant à leur mère tant, Payable quand chacune d'elles Ne posséderait plus sa contingente part »
Fig.
MALH.: « Et quelles malices de flots.... à des voeux à peine
HISTORIQUE
XIVème siècle
Ordonn. des rois, t. II, p. 446: Se il y avoit aucun des dits habitans qui fussent non
ÉTYMOLOGIE
Payer.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
PAYABLE. - HIST. Ajoutez : XIIIème siècle
Charte du Vermandois, dans Bibl. des ch. 1874, t. XXXV, p. 457: Se li blés deseur dis soit paiaules ausi con on a acoustumé à faire
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
Qui doit être payé à certains termes ou à certaines personnes. "Une lettre de change
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Adjectif |
des 2 g. Qui doit être payé en certain temps. Il se dit De ce qui doit être payé à certains termes ou à certaines personnes. "Une lettre de change
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Subst. masculin |
Qui doit être payé en certain temps. Il se dit De ce qui doit être payé à certains termes ou à certaines personnes. "Une lettre de change
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Adjectif |
PAYANT, ANTE, subst. PAYE, s. f. PAYEMENT, s. m. PAYER, v. act. ["Pé-ia-ble", "ian", "iante", "pé-ie", "pé-ie-man", "pé-ié": 1re "é" fer. 2e dout. au 1er, lon. au 2d et au 3e, "e" muet au 4e et 5e, "é" fer. au 6e.] L'usage est partagé sur l'ortographe et la prononciation des deux substantifs, et sur les tems du verbe où se trouve un "e" muet aprês l'"y": les uns écrivent "paie", "paiement", je "paie", je "paierai", qu'ils prononcent, "pê", "pêman", je "pê", je "pêré". L'"Acad." et le plus grand nombre écrivent la "paye", le "payement", je "paye", je "payerai", et prononcent "pé-ie", "pé-ieman", je "pé-ie", je "pé-ieré".
- L'Ab. "Du Resnel" fait "paye" de deux syllabes:
Le style chez les uns tient toujours lieu d'esprit,
Pourvu qu'on "paye" en mots, du reste ils font crédit.
Voyez plus bâs un exemple de "Rousseau". = M. l'Ab. "Garnier" (Hist. de Fr.) et d'aûtres Prosateurs écrivent "paie", "paiement". '"La paie des" gens de guerre; "la paie des" gens d'armes, etc. '"Les paiemens" s'en étoient faits régulièrement. M. l'Ab. "De Lille", met le futur en deux syllabes seulement.
Tels encor, si tu veux les ranger dans la plaine,
Ces foibles rejetons "paieront" un jour ta peine.
"Piron" écrit même, "paîrez", "paîroit" sans "e".
Oui, de sa liberté vous "paîrez" mes bienfaits.
"Gustave".
Son sang "paîroit" bientôt la comune allégresse."Ib."
Nous avons suivi l'"Acad." et le torrent des Auteurs.
PAYABLE, qui doit être payé en certains tems. 'Lettre de change "payable" à vûe: ce billet n'est "payable" qu'à la foire de, etc.
PAYANT, qui paye. 'Nous étions six à ce diner, mais nous n'étions que quatre "payans" ou "payantes". = L'usage de ce mot est fort borné.
PAYE, est 1°. La solde qu'on done aux gens de guerre. "Paye de" Capitaine, "de" Lieutenant, "de" Soldat. "Haute-paye", se dit et d'une solde plus forte que la solde ordinaire, et de celui qui reçoit "la haute-paye".
- 2°. "Payeur", celui qui "paye". 'C'est "une" bone "ou" une mauvaise "paye". 'D'une "mauvaise paye", il faut en tirer ce qu'on peut. Cela se dit au propre et au figuré.
PAYEMENT, ce qui se donne pour aquitter une dette. Faire "un payement". Pour "payement d'une" telle somme; pour son "payement". = Action de payer: 'Le jour du "payement".
PAYER, s'acquiter d'une dette. Il régit les "chôses" et les "persones". '"Payer une" somme; "payer ses" créanciers. "Payer les" intérêts, "les" arrérages; "payer les" soldats, "les" troupes, etc. = Il a quelquefois les deux régimes de la "chôse" et de la "personne": '"Payer le" tribut "à" César, "les" gages "à" ses domestiques. Je "lui ai payé" tout "ce que" je lui devais. = Au "figuré", il régit "de" ou "par": 'Vous "payerez de" votre tête "le" secours, que vous lui aurez donné. Madame "Dacier". 'Quand notre humanité à leur égard ne "seroit payée" que "par" le plaisir de faire des heureux, en faudroit-il davantage pour un bon coeur? "Massil." = Ce verbe entre dans plusieurs expressions du style simple "ou" familier. = "Payer de hardiesse" ou "d' éfronterie". 'Il y en a, qui, à ma place, auroient soutenu tout cela, c'est-à-dire, "auroient payé d'éfronterie": mais qu'est-ce qu'on y gâgne? Rien. Ne voit-on pas bien alors qu' un homme n'est effronté que parce qu'il devroit être honteux? "Mariv." = "Payer pour tous", être le seul puni, n'est pas une expression plus noble que la précédente. "Rousseau" l'a pourtant employée dans une de ses Odes.
En vain notre corps apelle.
De ce décret hazardeux:
Notre âme subordonée,
Par les soucis dominée
"Paye" assez "pour tous les deux".
Je ne crois pas qu'on doive imiter en cela ce grand Poète. = "N'être pas payé pour" une chôse, c'est n' avoir pas de raison de la faire. CORNEILLE aurait pu dire du Cardinal de RICHELIEU: je "ne suis pas payé pour le louer". 'Il vous répond mille amitiés et mille folies... mais "je ne suis pas payée pour m'en amuser". SÉV. C'est que ces folies n'étaient pas faites pour lui faire plaisir. = "Se payer", se contenter est tout au plus du style médiocre. '"Se payer de" mauvaises raisons. 'Il falut bien qu'ils "se payassent des" raisons de l'Ambassadeur, "d'Avr." 'On est acoutumé à "se payer de mots" et à "en payer les" aûtres. "Mallebr." = "Se payer par ses mains", est du même style; c'est au propre se payer soi-même et des fonds qu'on a entre ses mains; au "figuré", trouver à se dédomager: un honête homme "se paye par ses mains de" l'aplication qu'il a à son devoir, "par" le plaisir qu'il sent à le faire. = On dit, d'une chôse excellente, qu'elle ne saurait "se payer". = "Payer de sa personne", s'exposer courageûsement, faire son devoir dans une ocasion dangereûse; et "payer de belles paroles", ne satisfaire qu'en paroles, apartiènent aussi au style médiocre = "Payer le tribut à la Nature", mourir; et "payer d'ingratitude", manquer de reconaissance pour un bienfait reçu, sont du beau style. = On dit, dans le st. fig. famil. et prov.
- "Payer en même monoie", rendre la pareille. "Payer les violons", faire les frais d'une afaire, dont les aûtres ont le profit.
- Il "payera pour les aûtres", il sera seul puni d'une faûte, comune à plusieurs. Voy. plus haut, "payer pour tous". = "Il me la payera": je saurai me venger de lui. = "Il en payera les pots cassés": on fera tomber la perte sur lui; on se vengera, on se dédomagera sur lui.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Subst. masculin |
Qui doit estre payé en certain temps. Il ne se dit guere qu'en parlant de l'escheance des termes où l'on doit payer. "Une lettre de change
Emplacement dans le dictionnaire :
| paver pavette paveur pavillon pavillonné pavion pavois | pavoiser pavot cornu payant payé paye payelle | payement payen payer pays paysage paysager paysan |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de CHAMPFLEURY (Les Bourgeois de Molinchart)...brevet, fait en double sur papier timbré, par lequel il était nommé membre correspondant de la société météorologique ; en même temps il se reconnaissait redevable d'une rente de cinq cents francs, payable par trimestre, pour fournir aux frais de bureaux de ladite société ; mais l'avoué était trop ravi pour entendre parler d'affaires d'argent, et, le coeur plein d'émotions nouvelles, il quitta...
Citation n°2 de Antoine COURNOT (Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique)
...force transformée. De même, lorsqu'un banquier échange des espèces contre d'autres, de l'argent contre de l'or, de l'or contre du papier, des billets à vue contre des billets à échéance, du papier payable sur une place contre une traite sur une place éloignée, il ne fait que transformer, selon les besoins de son négoce, une valeur toujours identique au fond. Peu lui importe sous quelle forme cette...
Citation n°3 de Edmond ABOUT (La Grèce contemporaine)
...impose à tous ceux qui cultivent les biens nationaux une contribution de quinze pour cent sur la récolte, en outre de la dîme. Le revenu de ces terres est donc grevé d'un impôt de 25 pour 100, payable en nature. 3-l'impôt sur les abeilles, l'impôt sur le bétail, les patentes et l'impôt sur les constructions se payent en argent. 4-l'impôt foncier sur les donations ne se paye point. L'état a...
Citation n°4 de Edmond ABOUT (La Grèce contemporaine)
...a donné des terres à presque tous les chefs de famille, soit à titre de récompense, soit pour les empêcher de mourir de faim. Ces propriétés sont grevées, outre la dîme, d'un impôt de 3 pour 100 payable en argent. Mais les propriétaires ou refusent de cultiver leurs terres, ou les cultivent pour eux-mêmes sans vouloir rembourser l'état. Les impôts indirects se composent des droits de douane, des...
Citation n°5 de Charles FOURIER (Le Nouveau monde industriel ou l'Agriculture combinée)
...attrayante, l'esclavage va être supprimé par toute la terre ; les maîtres, empressés de jouir du quadruple produit que donne le mode combiné, offriront la liberté aux esclaves, sauf rançon payable par annuités ; les maîtres seront assurés que l'affranchi n'abandonnera pas le travail exercé en séries passionnées, car il est plus séduisant, plus intrigué que nos divertissements des villes et...
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